mardi 10 novembre 2009

Article et sondage - des outils démocratiques

Le différend entre le candidat libéral et son ex-membre du conseil d'administration soulève des inquiétudes pour les intérêts de la région.

Le 21 octobre paraissait un article dans L'Oie Blanche concernant le litige entre messieurs Paul Ohl, de l'organisme Fortissimus et le candidat libéral dans Montmagny-L'Islet-Kamouraska-Rivière-du-Loup, Marcel Catellier, au sujet du manque de transparence dans l'organisation de la compétition mondiale d'hommes forts de Montmagny en 2008 et 2009.

Connaissant personnellement M. Catellier, qui était le maire de ma municipalité, Cap-Saint-Ignace, j'ai décidé d'écrire au président de Fortissimus pour l'encourager. Il m'a montré le sondage, toujours disponible à cette adresse: http://www.oieblanc.com/index.asp et m'a incité à voter et à passer le message. Comprenant aussitôt l'enjeu politique que ça sous-entendait, j'en note le développement sur Facebook depuis.

Hier, observant une hausse significative des votes «oui» à la question: «Jugez-vous que l'argent public a été bien utilisé pour promouvoir l'événement Fortissimus sur le plan international?», j'ai communiqué avec le journal et les opposants politiques de M. Catellier afin d'attirer leur attention sur ce sondage, tout en les mettant en garde contre une faille qui permettait d'y tricher. Cette lacune a été soulignée par le webmestre du site en soirée, cependant il se peut fort bien que le parti Libéral ait encouragé des gens d'un même local informatique à voter. On peut accéder à Internet avec plusieurs postes qui passent par le même routeur et le journal ne voit qu'une seule adresse IP, même si le vote a été fait de manière régulière.

Ceci semble confirmer ma supposition initiale que ce sondage est utilisé à des fins politiques, ce qui n'est pas un mal. D'après moi, c'est là un bourgeon de vraie politique, pas des jeux en coulisses entre gens riches indifférents à la population comme ce qu'on voit dans le capitalisme moderne et le communisme tel que pratiqué en réalité ou dans le comportement opaque d'un candidat aux élections fédérales. La démocratie athénienne directe rejoint aussi l'idéologie de Karl Marx, mais permet plutôt aux gens de décider de leur sort ensemble en débattant dans une agora.

Internet nous permettait de parler, mais pas de décider. Je pense que c'est en train de changer.

Yvan Corriveau

Cap-Saint-Ignace

jeudi 5 novembre 2009

Fortissimus 2009: Quand les bottines ne suivent pas les babines

04-11-2009

L'un se cherche un podium, l'autre essaie de justifier sa réélection par acclamation. Qui va se coiffer du laurier du vainqueur? Avec tous les honneurs qui s'ensuivent, réussir à remettre un pareil événement sur les rails. C'est à suivre.

Une chose est sûre, on sait qui a mérité le premier laurier. D'un maire à l'autre, les ambitions sont au-dessus du pouvoir du petit peuple. À prendre de trop grosses cuillerées, on mérite l'indigestion. Quand on est fonctionnaire, le budget est comme le ciel: sans limites. Quand on dépense l'argent des autres, notre argent à nous les contribuables, c'est juste à l'orgueil que ça fait mal d'arriver dans le trou. Paul Ohl, lui au moins, a le mérite de savoir de quoi il parle quand il s'agit de sport.

La gérance bifurque et l'intolérance gronde chez le petit peuple. Comme le disait Serge Côté dans son éditorial du 30 octobre au Journal de Québec, comme c'est agréable de dépenser l'argent des autres sans se demander s'il en restera pour la fin du mois.

Pour ce qui est des évaluations médiatiques et du déficit qui sont tantôt à la hausse, tantôt à la baisse, on se croirait à suivre ces chiffres au Banquier, mais c'est bien moins structuré.

Quelle erreur stratégique de la part de l'organisation 2009 d'aller chercher le témoignage de M. Carl Dubé, maire de Notre-Dame-du-Rosaire, qui n'aura réussi qu'à engouffrer un déficit d'environ 160 000$ pour une aussi petite municipalité. Qu'en pensent les contribuables de Notre-Dame-du-Rosaire? Il faut quand même reconnaître de M. Dubé qu'il est un homme audacieux mais, comme bien des politiciens, la sagesse n'est pas toujours au rendez-vous.

Quand on nous parle que ça ne coûtera rien parce qu'il y a des subventions, c'est que ça nous coûte cher d'être irresponsable. Les subventions c'est notre argent, ainsi que le gonflement de nos déficits. Le pacte rural est à sec.

Montmagny s'est «baisée» et les biceps sont dégonflés. Retour à la réalité. Lorsqu'on ne connaît même pas Claude Dallaire de Montmagny, le champion du monde en dynamophilie, c'est comme ignorer Maurice Richard au hockey.

Paul Ohl, lui, connaissait Claude Dallaire. C'est bien ça. Mais de grâce, ne recommencez plus. Il y a des promoteurs pour ce genre d'événements. Ils connaissent ça, faites leur confiance.

Jean-Guy Boulet

Montmagny