lundi 29 juin 2009

Au Québec, ça se passe en français

J'ai pensé soumettre la candidature de votre éditorialiste Yannick Patelli au prix décerné annuellement par l'Académie de la Carpette anglaise.
Cette académie est un organisme de France qui attribue annuellement un prix, en dérision naturellement, à quelqu'un qui s'est signalé par son acharnement à promouvoir l'anglais au détriment de la langue française.
Dans son dernier éditorial - qui ne sera malheureusement pas le dernier! - Patelli se porte à la défense de l'utilisation de l'anglais lors des spectacles de la Fête nationale du Québec. Il parle d'un «manque d'ouverture sur le monde» chez ceux qui réclament qu'on célèbre la Fête du Québec en français.
Signalons d'abord que le français est la seule langue officielle du Québec. Elle est comprise par 98 pour cent des Québécois. Elle devrait donc être utilisée lors des cérémonies officielles ou des spectacles de la Fête nationale. Lors de la fête nationale en Hongrie, en Allemagne ou en Pologne, on célèbre et on chante sa fierté dans la langue nationale du pays. On ne fait pas la preuve qu'on est colonisé en utilisant une langue étrangère.
De plus, Patelli devrait savoir qu'il n'y a qu'une seule langue menacée au Québec: c'est le français. Les statistiques du recensement fédéral de 2006 montrent que pour la première fois de l'histoire, la langue française est en péril à Montréal. Dans le reste du Canada, les francophones sont victimes d'une assimilation qui les fera disparaître avant longtemps.
Il faut donc qu'on lance un message bien clair: au Québec, ça se passe en français. C'est un message que les nouveaux arrivants sont de plus en plus disposés à accepter.
À bien y penser, je ne soumettrai pas la candidature de Patelli à l'Académie de la Carpette anglaise. Même si c'est un prix qui vise à ridiculiser son récipiendaire, ce serait donner à Patelli une visibilité et une importance que l'insignifiance de ses propos ne mérite pas.
Norman Delisle,
Montmagny

mardi 23 juin 2009

Éoliennes: information impartiale et complète?

Le 14 juin dernier, le promoteur St-Laurent Énergies a distribué par la poste son bulletin de liaison, édition Massif du sud. Ce bulletin renferme-t-il de l'information impartiale et complète? On peut en douter! Voici quelques réactions pour donner l'heure juste aux citoyens.
Premièrement, on précise qu'il faut aménager des chemins d'accès afin d'installer de nouveaux mâts de mesure et qu'un surveillant qualifié surveille les travaux. D'abord, il aurait été pertinent d'informer le public sur les motifs réels des nouveaux mâts. Prépare-t-on une phase 2 du projet de parc éolien à l'insu de la population? De plus, un surveillant qualifié est sensé s'assurer de la bonne réalisation des chemins d'accès; pourtant, des témoins sur place ont pris des photos démontrant le massacre des sommets des montagnes du massif causé par les travaux. L'Oie blanche a diffusé ces photos. Il faut croire que le surveillant qualifié de St-Laurent Énergies est comme les arbitres à la lutte qui regardent toujours ailleurs quand des coups illégaux sont portés et qui ne réagissent jamais quand l'assistance réclame à grands cris d'arrêter le massacre.
Deuxièmement, St-Laurent Énergies mentionne dans son dernier bulletin de liaison que l'énergie éolienne produit de l'électricité sans générer de gaz à effet de serre, ce qui s'avère totalement faux puisque l'énergie éolienne génère le même niveau de gaz à effet de serre que l'hydro électricité. Le CRECA (Conseil régional de l'environnement Chaudière-Appalaches), cité dans ce bulletin, doit grimacer en le lisant. En effet, lors de conférences que cet organisme a données dans la région en 2007, il présentait le niveau d'émission de gaz à effet de serre des divers types d'énergie, situant l'énergie éolienne à peu près au même rang que l'hydro électricité.
Troisièmement, le promoteur St-Laurent Énergies mentionne qu'il va protéger les cours d'eau. S'il prend des mesures semblables à ce qui se fait actuellement dans la construction des chemins d'accès pour de nouveaux mâts de mesure, nous avons toutes les raisons de se montrer inquiets quant à la qualité de nos cours d'eau.

Georges Octave Roy
Saint-Philémon